Donna Tartt |
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Le Maître des illusions (A Secret History),
collection "Pocket", Plon, 1993 - |
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| (Par M. Travard)
Richard aime le grec, qu'il a un peu étudié en Californie, et désire s'inscrire à ce cours mais apprend avec surprise que cette classe est considérée par le professeur comme complète avec cinq élèves. Fasciné par ces quatre garçons et cette fille, il les observe et se renseigne sur eux. Un hasard fait qu'il aide trois d'entre eux à terminer une traduction, ce qui lui ouvre la porte du professeur Julian Morrow. C'est aussi une porte ouverte sur un monde perdu, qu'ils s'efforcent de faire revivre. Un monde de beauté, de violence et de mort que l'on ne peut plus dévoiler ici sous peine de révéler le mystère au cur de ce roman. Ce
pourrait être le testament du narrateur, un testament "à
suspense" qui nous entraîne tant dans l'antiquité que
dans l'Amérique des années 80. Donna Tartt nous livre ainsi
une vision de la vie estudiantine aux Etats-Unis, en s'inspirant, pour
le décor, du "Bennigton College" où elle a étudié
et rencontré Bret Easton Ellis, dont le roman Les lois de l'attraction
se situe au même endroit et au même moment, bien que l'université
soit située à Camden dans le New Hampshire au lieu de Hampden
dans le Vermont, car les "jeudis de la soif" se passent dans
le cimetière chez l'un comme chez l'autre, et ils sortent, dans
Le maître des illusions comme dans Les lois de l'attraction,
à Manchester, par exemple. (Texte
publié dans L'Aleph n°5-6,
Novembre 2000)
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