L'ALEPH n°1, Le Néant

________Nature et Organisation________

(Par F. Tazzolio)


       

Au bord extrême de la solitude

  Quand la nature me révèle de sa création

    Que l’ombrageux élément dionysiaque

      Quand il ne reste de la force et du siècle

        Que le désir suprême de jouir de la chair, du vin et de la mort

          Alors enfin l’éclaircie cyclique du temps

            Nous offre l’éternel pouvoir du surgissement

              Le pouvoir surhumain et cathartique

              De créer ce par quoi la nature se trahit

          Ouvre sa mort par les bras sombres du mensonge

      Sa cruauté et l’infinie dérision des choses engendrées

  Nature infinie du silence des astres

Je maudis ta beauté infâme et élémentaire

  Bénissant de ma peine les déchirements

    De l’orage annonçant la victoire des forts

      Salut des antiques Orphistes

        Eléates de l’ennui, la nuit est venue

          Il n’y a plus de secret dans la plénitude structurelle

            Des ombres des dieux

          Plus de richesse dans l’atome incertain

        Des caricatures de l’esprit

      Il ne me reste que le dégoût et l’organe frustré

    Du lyrisme des chairs

  L’élément absolu d’un univers irascible

Tu es vain, amour de la Puissance

  Tu es seule, puissance de l’Amour

    Mais ton ire s’entend jusqu’à l’infini

      A la Joie, au Monde, et à toi, Dionysos

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